La montée vers Olymbos

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Vendredi 14 avril 2017, 9h à Karpathos.                                                                                Depuis Pighadia ( η πρωτεύουσα του νησιού ), la route monte régulièrement vers le nord : lacets de montagne serrés, un panneau avertit « συνεχείς » de temps en temps, énormes pans de roches arides, petits plateaux fertiles encaissés et plantés d’oliviers, vues dégagées sur des criques aux eaux d’une couleur indescriptible, peu de villages : Apéri tout d’abord et Spoa non loin de la baie d’Aghios Nikolaos encore déserte à cette époque de l’année. Les éboulis de pierres se répandent sur la route, la voiture peine « il n’y a rien dans le bourrin ! » rouspète le conducteur car le véhicule manque de reprise, car il faut s’y reprendre à deux fois pour prendre certains virages et c’est la catastrophe quand on rencontre un autre véhicule en sens inverse. S’il se gare prestement, c’est un Karpathien, sinon c’est un touriste ! Quelquefois la route se fait angoissante, la jauge de carburant baisse et depuis des kilomètres aucune station-service en vue ! Le ravin est très près, la côte interminable et le panneau annonçant 10% de pente semble complètement irréaliste. Puis c’est Olymbos, aperçu depuis un moment au-dessus des cultures en terrasse, encadré par des escarpements rocheux qu’il va falloir encore vaincre si on veut continuer sur Diafani et encore Avlona. De l’autre côté, au-dessus des dernières maisons du village, une armée de moulins à vent de forme oblongue (arrondis pour la partie au vent et plats sous le vent). On est vendredi saint, deux jours avant Pâques. Toute la vie du village tourne autour de l’église. C’est le jour où on s’interpelle en disant « καλή ανάσταση » ou bien « χρόνια πολλά ». (συνέχεια/ à suivre)

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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