Fête des Rameaux, Τα Βάιa.

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Dimanche 9 avril 2017, 9h du matin à Pyrgos, village au beau milieu de l’île de Santorin.

Une grande arche de palmes entoure la porte de l’église, des mâts supportant des structures de fleurs et de feuillages sont dressés dans le village. Depuis quelques jours l’atmosphère est studieuse à l’arrière des chapelles et sur les placettes. Des petits groupes de jeunes-filles et de femmes tressent des guirlandes, préparent des palmes. Un pope fume ou boit son café à côté d’elles. Le dimanche des rameaux, c’est à la plus haute des églises du village qu’on se rend, celle du Castro ! Des petites filles chaussées de ballerines en vernis noir et habillées de couleurs tendres escaladent les marches quatre à quatre. Des chants profonds et puissants, comme surgis de nulle part, indiquent la direction à prendre à travers marches, escaliers tortueux et στενάκι reblanchi à la chaux. L’église est sombre, les candélabres brillent, les pampilles de cristal des énormes lustres renvoient des éclats de lumière, les cierges sont bien rangés sur de grands présentoirs minutieusement sculptés. Je m’assieds au fond sur une miséricorde des stalles, près de Ζωή qui bientôt me parle et veut tout savoir de moi : Quelle est ma religion, si je suis mariée, si ma mère est grecque, combien j’ai d’enfants, ce qu’ils font, ce que je fais là et si je serai là la semaine suivante pour Pâques. Je réponds d’une voix imperceptible au milieu des allées et venues des fidèles, des enfants qui se retournent et des γιαγιάδες qui les cramponnent par la main, des hommes près du présentoir à cierges qui me regardent, des chants qui prennent aux tripes. Puis Ζωή se lève brusquement et m’offre un rameau joliment tressé. Moment d’émotion. (συνέχεια/ à suivre)

photo: (c) tous droits réservés à GP.

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