Vous vous y retrouvez dans cette jungle ?

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Accentuation, première marche….

Dans les textes de grec ancien, on distingue des petits signes arrondis, des mots sans accent, avec accent, avec deux accents, des aigus, des graves, des circonflexes, des diphtongues avec accent sur la voyelle de droite, des accents à l’initiale, d’autres en finale, jumelés avec ce truc arrondi ….

Hélas ! tout ceci est vrai…. Mais pour rester positif, sachez que l’accentuation n’est ni plus ni moins qu’une sorte de solfège qui applique strictement et sans exception une petite dizaine de règles !

A) la place de l’accent est déterminée par des raisons historiques….

car en sanskrit ou bien en persan, ou encore en langage pré-hellénique le mot existait déjà sous une forme « cousine germaine » et l’accent était à cette même place. Ce qui est le plus résistant dans un mot, c’est son accent. Le mot peut être déformé par des passages de langue à langue, par des siècles d’utilisation, des changements d’articulation (de prononciation), mais 9 fois/10 l’accent reste stable ! Il est souvent vain de se demander pourquoi l’accent est là et pas ailleurs, car il faudrait pour chaque mot remonter le cours de son histoire et ce serait trop compliqué, voire impossible. Il faut donc apprendre le mot avec son accent, tel qu’on le trouve dans le dictionnaire. C’est l’accent du nominatif, que l’on appelle accent premier. A partir de cet accent premier, l’accent va « vivre sa vie » et c’est ce qu’on étudie : le déplacement (ou non) de l’accent et son changement de nature (ou non). Par changement de nature, on veut dire par exemple : passage de l’aigu au circonflexe.

(à suivre)

photo: figuiers de Barbarie. (c) tous droits réservés à GP.

 

 

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