L’Ecole américaine d’Athènes.

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L’Agora, un lieu de rencontre. (suite)

« Promenade sur l’Agora

L’Agora, en tant que place du marché, était le lieu de rencontre naturel des divers groupes de citoyens de la ville, des hommes d’Etat, des artistes, des philosophes, des commerçants, des voyageurs. Centre social, centre politique, son emplacement n’était guère éloigné de la Pnyx, où le peuple tenait assemblée. Centre économique et spirituel aussi, l’Agora a été le théâtre des événements multiples de la grandiose aventure grecque; son sol et ses ruines gardent le secret et les trésors de l’histoire antique, qui mêle les expéditions militaires et les dieux de la mythologie à la philosophie des sages et à l’art des architectes et des sculpteurs.

Les découvertes que les chercheurs ont faites sur cette parcelle de la terre athénienne sont donc fort nombreuses et d’un enseignement inépuisable.

Les plus anciennes traces d’habitations datent de la période néolithique, 3000 ans avant J.-C. Du XVI° siècle au VI° siècle avant notre ère, la place était un vaste cimetière. Les édifices publics les plus anciens ont été construits du temps de Solon, le législateur d’Athènes (640-550 avant J.-C.) qui, en rétablissant par sa constitution l’harmonie dans la cité, voulut lui donner des bâtiments dignes de l’avenir qu’il pressentait.

La bibliothèque de Pantainos (construite vers 100 après J.-C.) marquait la limite de l’Agora dans sa partie est.

Malheureusement au cours des innombrables incursions barbares, les Hérules mirent à sac toute la cité, après quoi les pierres des monuments servirent à construire des murailles, destinées à protéger les habitants contre de nouveaux envahisseurs et à prévenir, dans la mesure du possible, un retour du vandalisme.

Mais les invasions du Bas-Empire étaient inévitables : elles furent particulièrement désastreuses au VI° siècle. Le site fut alors à peu près abandonné et peu à peu recouvert de limon jusqu’à l’époque byzantine.

Actuellement, de la colline occidentale où se trouve l’Ephaïstéion (autrefois appelé Théséion), le visiteur peut embrasser du regard l’ensemble des monuments antiques : la Stoa de Zeus au premier plan avec , à sa droite, le temple d’Apollo Patroos et le Métroon puis, en retrait le Bouleutérion, où se réunissait la Boulé, le Sénat Athénien (celui-ci comprenait 500 membres), et, à l’extrême droite la Tholos, bâtiment circulaire qui servait de bureau aux fonctionnaires du Sénat. »

In : Informations et Documents, n° 66 du 1° mai 1957, revue publiée par le Centre Culturel Américain de Paris, p 34

photo: Agora et Pseudo-Théséion. (c) tous droits réservés à GP.

 

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